Saint-Sulpice-la-Forêt, le "smart-village" poursuit son projet urbain participatif


Comptant environ 1 400 habitants, Saint-Sulpice-la-forêt porte dans son toponyme la promesse d’un cadre de vie agréable. Aux portes de la Forêt de Rennes et dotée d’un patrimoine historique remarquable, la commune a toutefois connu une légère baisse démographique, due notamment à une production de logements insuffisante. Celle qui fut récemment présentée comme « la plus petite smartcity du monde » prend son destin en main. 
Point sur une nouvelle étape de son développement : un projet urbain participatif qui a donné lieu à une première réunion publique le 26 février 2019. 50 personnes, dont 40 habitants, ont répondu présent. Il s’agit maintenant de réunir les volontaires de « l’instance participative » qui suivra le projet du début à la fin.

Très engagés sur les sujets de participation citoyenne et d’écologie, les élus de Saint-Sulpice-la-Forêt ont lancé en 2016 la démarche « Saint-Sulpice 2035 », qui a réuni 170 participants, soit 1 foyer sur 6. Accompagné par l’Audiar et co-construit avec les habitants, ce travail de prospective a permis d’identifier la trame urbaine, sociale et culturelle d’un avenir partagé.
L’objectif : composer un projet urbain qui rompe avec un développement pavillonnaire au fil de l’eau, en contradiction avec les enjeux de la transition énergétique et de la sobriété foncière.

 

PROJET URBAIN PARTICIPATIF, UNE NOUVELLE ÉTAPE

Nouvelle étape du processus, un projet urbain est désormais à l’étude. Il nourrit une double ambition : explorer des modes de vie périurbains plus écologiques et s’inscrire comme un territoire à énergie positive.
La commune de Saint-Sulpice a choisi de confier la conception et la mise en œuvre de ce futur projet d’aménagement à la SPLA Territoires Publics. Une équipe de conception urbaine a également été retenue : Vu d’Ici (Urbanisme et Paysage), TPFI (BE VRD) et Axénergie (BE Energie Thermique Environnement).

Reste à constituer l’instance participative qui regroupera 5 élus et 10 habitants et prendra part à 3 grandes phases de co-construction :

1/ Février – Mai - Définir le/les périmètre(s) et le programme

2/ Juin- Septembre - Identifier les principes d’aménagement et l’organisation spatiale

3/ Septembre – Novembre - Faire la synthèse des orientations retenues

Pour nourrir ces trois phases de travail, différents formats de rencontre sont programmés : des réunions publiques (pour tous), des ateliers de programmation en marchant et des ateliers thématiques (pour l’instance participative) et des ateliers participatifs élargis (environ 60 personnes).

 

 

DES THÈMES ET DES "SÉQUENCES URBAINES" À EXPLORER

Prenant la suite de la démarche « Saint-Sulpice 2035 », le projet urbain participatif interrogera 4 thèmes :

- l’aménagement d’une place publique, vecteur de lien social et d’animation

- le renouvellement urbain avec la construction de logements et le développement d’activités économiques en centre-bourg

- la continuité piétonne entre le nord (l’Abbaye et le village historique) et le sud (vers le Bois de Fayel)

- l’évolution des équipements publics

3 « séquences urbaines » inscrivent ces questionnements sur des secteurs à explorer :

- le nord, avec l’enjeu de valorisation du village historique et de son patrimoine (en particulier l’Abbaye)

- le centre-bourg à intensifier et à restructurer autour d’espaces publics et d’équipements repensés,

- le sud dans une logique d’extension mesurée où plusieurs dents creuses permettraient de créer du lien entre les lotissements existants

 

Autant de séquences qui doivent engager une diversification de l’offre d’habitat, aujourd’hui essentiellement concentrée sur les terrains à bâtir : habitat individuel groupé, petit collectif, PSLA en concertation ou auto-promotion…

 

DES ENJEUX DE MATÉRIAUX ET D'ÉNERGIE

D’autres sujets seront versés au débat. La commune souhaite en effet privilégier les matériaux de construction écologiques, biosourcés, dans la tradition locale de la terre et du bois. Le réemploi des terres excavées sur place sera lui aussi étudié.

Côté énergie, l’ambition est de construire des lotissements autonomes (panneaux solaires et batteries de stockage), de favoriser l’autoconsommation et la sobriété énergétique en soutenant des initiatives collectives pour le financement et la réalisation de production d’énergie décarbonnée (solaire, thermique, éolien).

Bref, une démarche participative à suivre de près !